jeudi 16, avril 2026

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AHMED BARTCHIRET ET ADAM NOUKY CHARFADINE ÉTRANGLENT L’ANGE : CRISE, INQUIÉTUDES ET FRUSTRATIONS CROISSANTES

Depuis l’achèvement des dernières consultations électorales au Tchad, l’Agence Nationale de Gestion des Élections (ANGE) traverse une zone de fortes turbulences.

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Plusieurs témoignages concordants font état d’une dégradation progressive du fonctionnement interne de l’institution, marquée notamment par des retards persistants dans le paiement des salaires et des indemnités.

Au sein des démembrements provinciaux comme au siège national de N’Djamena, de nombreux membres et agents confient vivre des situations sociales particulièrement difficiles. Certains affirment n’avoir perçu aucune rémunération depuis plusieurs mois, alimentant ainsi un climat de frustration et de démotivation généralisée.

 

Des interrogations émergent également quant à la gestion du budget de fonctionnement post-électoral par le président Ahmed Bartchiret et le directeur administratif et financier, Adam Nouky Charfadine. Plusieurs sources internes évoquent des tensions liées au manque de transparence financière et à la priorisation des dépenses. Dans ce contexte, des voix s’élèvent pour exiger davantage de redevabilité et de clarté dans l’utilisation des ressources, notamment celles mobilisées lors des récentes opérations électorales.

 

Par ailleurs, des soupçons de détournements et de conflits d’intérêts dans l’attribution de certains marchés de prestations de services circulent dans les couloirs de l’institution. Ces accusations visent directement le président Bartchiret et son DAF, Adam Nouky Charfadine. Cette montée des frustrations contribue à fragiliser davantage la confiance, tant en interne qu’auprès de l’opinion publique.

 

Face à cette situation préoccupante, les membres de l’ANGE ont décidé de solliciter une audience auprès du Chef de l’État afin d’exposer leurs doléances et de plaider pour une gestion plus rigoureuse et transparente des ressources. Selon une source digne de foi, depuis leur prise de fonction en février 2024, les membres de l’institution n’ont jamais été reçus par le Chef de l’État pour présenter officiellement leurs préoccupations.

 

Au-delà des individus, cette crise met en lumière les défis persistants de gouvernance auxquels font face plusieurs institutions publiques chargées de missions sensibles. Dans un climat aussi délétère, certains n’excluent pas que des révélations plus lourdes émergent, notamment sur les résultats réels issus des dernières urnes présidentielles.

 

Affaire à suivre…