jeudi 16, avril 2026

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Budget en jachère, État sous perfusion : Tahir Hamid Nguilin au cœur d’un immobilisme calculé

À ce jour, le constat est brutal : le budget de l’État version Tahir Hamid Nguilin ressemble à une mécanique grippée. Aucun engagement structurant à l’horizon, sinon le service minimum : des subventions distribuées comme des pansements sur une plaie béante. Pour le reste, silence radio.

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L’action publique est à l’arrêt, et l’économie nationale piétine.

 

Derrière cette inertie, une logique implacable semble s’imposer : préserver coûte que coûte les dépenses jugées vitales pour le sommet de l’État. Le fonctionnement de la présidence et le volet sécuritaire avancent, eux, sans entrave. Tout le reste ? Relégué au rang de variable d’ajustement. Éducation, santé, infrastructures : des secteurs condamnés à attendre des jours meilleurs qui ne viennent jamais.

 

Cette gestion au compte-gouttes interroge, mais n’étonne plus. Elle éclaire d’un jour cru la longévité politique du ministre. Gouverner peu, mais contrôler l’essentiel : une stratégie qui garantit la survie au sommet, quitte à plonger le pays dans une torpeur budgétaire.

 

Dans les ministères, le malaise est palpable. Dépassés, paralysés, les responsables exécutifs avancent à tâtons. Mais la peur verrouille les bouches. Le moindre murmure critique est aussitôt perçu comme un acte de défiance envers Mahamat Idriss Déby. Le message est clair : se taire ou s’exposer.

 

Résultat : un gouvernement réduit à exécuter sans discuter, pendant que les citoyens, eux, encaissent. Retards de paiements, projets gelés, services publics à bout de souffle — la souffrance sociale devient la norme.

 

Dans ce théâtre d’ombres, le budget n’est plus un outil de développement, mais un instrument de contrôle. Et pendant que les chiffres s’alignent sur le papier, la réalité, elle, s’effondre un peu plus chaque jour.