mardi 28, juillet 2026
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Le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) suscite une vive inquiétude. Dans une déclaration, Amnesty International estime que cette décision risque de priver des milliers de victimes de crimes de guerre et de graves violations des droits humains de leur droit à la vérité, à la justice et à des réparations.
Pour Marceau Sivieude, directeur régional d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale, ce retrait constitue un désengagement des obligations internationales des trois États et pourrait renforcer l'impunité. L'organisation rappelle qu'elle documente depuis plus de dix ans des crimes commis contre les populations civiles dans ces pays et déplore l'absence de poursuites effectives contre les auteurs.
Les notifications officielles de retrait ont été déposées auprès du Secrétaire général des Nations unies entre le 18 et le 24 juin 2026. Elles prendront effet un an plus tard. Si l'enquête déjà ouverte sur le Mali depuis 2013 se poursuivra, aucune enquête publique n'est actuellement en cours concernant le Burkina Faso et le Niger. Amnesty appelle les autorités à renforcer leurs systèmes judiciaires afin de garantir que les crimes les plus graves ne restent pas impunis.