mercredi 10, juin 2026
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Après notre précédente publication sur les pratiques dénoncées au sein du Consulat général du Tchad à Douala, de nouveaux documents consultés par notre rédaction viennent jeter une lumière particulièrement troublante sur des mécanismes qui dépasseraient largement le cadre de simples dysfonctionnements administratifs. Les éléments en notre possession dessinent les contours d’un système structuré où transit, influences, réseaux et intérêts particuliers semblent se croiser.
Les pièces examinées font état d’un système de prélèvements appliqué sur diverses opérations de transit : 12 500 FCFA par conteneur, 60 000 FCFA pour certains véhicules de type Toyota Land Cruiser et jusqu’à un million de FCFA par conteneur concernant des cargaisons de médicaments prohibés en provenance d’Inde. Ces montants, mentionnés dans les éléments transmis à notre rédaction, alimentent de lourdes interrogations sur l’existence d’un circuit parallèle organisé.Plus grave encore, des documents et informations recueillis évoquent un versement de 100 millions FCFA à des responsables de l’immigration camerounaise afin d’empêcher une mission de contrôle de l’AILC à l’agence BNFT de Douala. Dans ce dossier apparaît également le nom du colonel Ahmat Brahim Guet, cité dans une affaire présumée de détournement de 25 milliards FCFA et dont l’influence continuerait d’alimenter de nombreuses interrogations.
D’autres éléments consultés soulèvent également des accusations de favoritisme autour de nominations au sein de la BNFT. Si les faits contenus dans ces documents sont établis par les autorités compétentes, ils révéleraient un mélange préoccupant entre intérêts privés, réseaux d’influence et gestion d’institutions publiques.
Face à la gravité des éléments portés à la connaissance du public, le silence ne saurait durablement tenir lieu de réponse.
D’autres révélations suivront.
Affaire à suivre.