jeudi 16, avril 2026
Frankfurt am Main : 19,4°C - Vent 7,1
Le parquet général a requis une peine sévère dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national. Une décision défavorable pourrait bouleverser l’échiquier politique à l’approche de 2027.
La pression judiciaire se resserre autour de Marine Le Pen. Le parquet général a requis à son encontre cinq ans d’inéligibilité, quatre ans de prison dont trois avec sursis, ainsi qu’une amende de 100.000 euros, dans le cadre de l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front national.
Dans ce dossier tentaculaire, la justice soupçonne un système organisé de détournement de fonds publics européens, via des emplois présumés fictifs. L’accusation estime que les moyens du Parlement européen auraient été utilisés au profit du parti, brouillant la frontière entre activité institutionnelle et stratégie politique.
Si la cour d’appel venait à suivre ces réquisitions, la cheffe de file de l’extrême droite française se retrouverait écartée de la course à la élection présidentielle française de 2027. Un scénario aux conséquences politiques majeures, tant pour son camp que pour l’équilibre du débat démocratique.
La décision, attendue à l’été, s’annonce explosive. Entre justice et calendrier électoral, l’affaire met à nu une tension persistante : celle d’une République sommée de trancher entre exemplarité judiciaire et stabilité politique.