jeudi 16, avril 2026
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Le 12 mars, par le Parlement sénégalais d’un projet de loi renforçant la répression des personnes LGBTQ suscite une vive inquiétude sur la scène internationale. Le texte prévoit un durcissement significatif des sanctions visant les « actes contre nature », incluant non seulement l’homosexualité mais aussi toute forme de promotion ou d’encouragement
Face à cette évolution législative, les Nations unies ont exprimé leur profonde préoccupation quant aux conséquences potentielles de cette loi sur les droits humains. Dans un communiqué publié peu après le vote, des experts onusiens ont exhorté le président sénégalais à ne pas promulguer ce texte, estimant qu’il contrevient aux engagements internationaux du pays en matière de protection des libertés fondamentales.
Selon ces experts, la nouvelle loi risque d’aggraver la stigmatisation et les violences à l’encontre des personnes LGBTQ au Sénégal, déjà confrontées à un environnement social et juridique hostile. « La criminalisation accrue de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre ne fait qu’encourager la discrimination et la marginalisation », souligne le communiqué.
Au Sénégal, où l’homosexualité est déjà pénalisée par le Code pénal, ce projet de loi marque un tournant vers une répression plus large, en visant également les discours, les associations et les actions perçues comme favorables aux droits des personnes LGBTQ. Des organisations de défense des droits humains dénoncent une atteinte grave à la liberté d’expression et d’association.
Du côté des autorités sénégalaises, certains responsables politiques justifient cette initiative par la volonté de préserver les « valeurs culturelles et religieuses » du pays. Toutefois, cette position est contestée par de nombreux acteurs de la société civile, qui appellent au respect des droits fondamentaux et à un débat inclusif.
La décision finale revient désormais au président, qui doit choisir de promulguer ou non la loi. Dans ce contexte, la pression internationale s’intensifie, tandis que les regards restent tournés vers Dakar, où se joue un moment crucial pour l’avenir des droits humains dans le pays.