jeudi 16, avril 2026
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La perspective de voir la République démocratique du Congo accueillir des migrants expulsés des États-Unis provoque une vive controverse à Kinshasa. Le projet, encore entouré de zones d’ombre, intervient dans un contexte déjà marqué par une crise sécuritaire et humanitaire persistante dans l’est du pays.
Dans les rues de la capitale, de nombreux citoyens expriment leur désapprobation. « Un partenariat stratégique avec les Américains, oui. Mais accueillir leurs migrants, non », s’indigne un habitant. D’autres dénoncent un manque de transparence dans la gestion du dossier et reprochent au président Félix Tshisekedi de ne pas avoir consulté les deux chambres du Parlement avant d’engager le pays.
Selon les autorités, les migrants concernés seraient temporairement hébergés à Kinshasa pour un suivi administratif, sécuritaire et humanitaire. Un responsable de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti présidentiel, affirme que la prise en charge financière serait assurée par la partie américaine.
Mais l’opposition fulmine. La coalition Lamuka dénonce un arrangement risqué et politiquement suspect. Son porte-parole accuse le pouvoir de vouloir complaire à Donald Trump, évoquant même une « trahison » nationale.
Derrière ce dossier migratoire se dessine ainsi un débat plus large : celui de la souveraineté politique et du rôle que la RDC entend jouer dans les stratégies migratoires internationales. Une question sensible pour un pays déjà fragilisé par de multiples crises.