mardi 28, juillet 2026

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Route des Canaries : 144 migrants morts ou portés disparus au large de la Mauritanie

Un nouveau drame frappe la route migratoire de l’Atlantique. Selon l’ONU, 144 personnes sont mortes ou portées disparues après un accident maritime au large des côtes mauritaniennes. Trois opérations de sauvetage ont permis de secourir 387 personnes.

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La route migratoire vers les îles Canaries continue de faire payer un lourd tribut humain. Cent quarante-quatre personnes sont mortes ou portées disparues après un tragique accident maritime survenu la semaine dernière au large de la Mauritanie, a annoncé l’Organisation des Nations unies.

 

Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a indiqué que le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) était « profondément attristé » par cette nouvelle tragédie.

 

Les autorités mauritaniennes, le HCR et leurs partenaires humanitaires ont participé à trois opérations de sauvetage et de débarquement au cours de la semaine. Ces interventions ont permis de mettre 387 personnes en sécurité.

 

Mais derrière ce bilan se dessine une nouvelle fois la réalité dramatique des traversées de l’Atlantique. Des milliers de migrants et de réfugiés tentent chaque année de rejoindre les îles Canaries depuis les côtes de l’Afrique de l’Ouest, embarquant souvent sur des pirogues ou des embarcations vétustes, au risque de disparaître en mer.

 

Pour Stéphane Dujarric, cette tragédie rappelle que la route reliant l’Afrique de l’Ouest aux Canaries demeure l’un des couloirs migratoires les plus meurtriers au monde. Les personnes qui l’empruntent sont exposées à des risques extrêmes : naufrages, épuisement, faim, déshydratation et longues disparitions en mer.

 

Face à cette hécatombe silencieuse, l’ONU appelle à une réponse internationale davantage axée sur la prévention. L’organisation insiste sur la nécessité de proposer des alternatives sûres et légales aux traversées maritimes clandestines, notamment à travers un accès plus rapide aux voies légales de migration, mais aussi davantage d’opportunités en matière d’emploi et d’éducation.

 

Le nouveau drame survenu au large de la Mauritanie pose une nouvelle fois la même question : combien faudra-t-il encore de morts en mer avant que les routes migratoires sûres cessent d’être une promesse et deviennent une réalité ?