jeudi 16, avril 2026

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Sud-Liban : l’offensive israélienne s’étend, le spectre d’une guerre terrestre totale se précise

La frontière entre Israël et le Liban s’embrase de nouveau. L’armée israélienne intensifie ses opérations militaires au sud du Liban, transformant progressivement ce qui n’était qu’une campagne de frappes aériennes en une confrontation terrestre d’ampleur.

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Selon plusieurs sources concordantes, l’armée israélienne aurait franchi les cinq collines stratégiques qu’elle contrôlait depuis le cessez-le-feu de novembre 2024 et déployé des troupes plus profondément en territoire libanais. Des positions militaires fixes auraient été établies dans plusieurs localités du sud, notamment à Khiam, Qozah et Lahlah, ainsi qu’entre Rab Thalathin et Taybeh. Certaines de ces informations restent toutefois difficiles à vérifier de manière indépendante.

Ce qui ne fait guère de doute, en revanche, c’est l’ampleur du dispositif militaire engagé. Au moins trois divisions de Tsahal opèrent désormais sur le front sud. La 146ᵉ division couvre la zone allant de Naqoura à Maroun al-Ras, la 91ᵉ division s’étend de Maroun al-Ras à Kfar Kila, tandis que la 210ᵉ division est déployée de Wazzani vers le plateau du Golan. Des sources militaires évoquent également l’éventuelle implication des divisions 162 et 36, signe d’une montée en puissance de l’appareil militaire israélien.

Sur le terrain, des combats actifs opposeraient les forces israéliennes aux combattants du Hezbollah à la périphérie de plusieurs villes du sud du Liban. La ligne de front semble se déplacer lentement vers l’intérieur, laissant derrière elle des villages vidés de leurs habitants.

Les conséquences humanitaires deviennent alarmantes. Selon les Nations unies, la quasi-totalité de la population située au sud du fleuve Litani est désormais affectée par les combats. Plus de 760 000 personnes auraient été déplacées, tandis que les infrastructures médicales peinent à absorber l’afflux de blessés.

Les autorités israéliennes multiplient les ordres d’évacuation, mais les zones considérées comme sûres se réduisent à vue d’œil. Dans cette guerre d’attrition où chaque colline devient un symbole stratégique, les civils restent les premières victimes.

L’offensive actuelle marque une nouvelle étape dans un conflit qui menace désormais de s’étendre bien au-delà de la frontière libano-israélienne. Le Proche-Orient retient son souffle face à une escalade militaire dont personne ne peut encore mesurer les limites.