jeudi 16, avril 2026

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Tchad : arrestations arbitraires ? L’affaire Mahamat Hassan Boulmaye relance le débat sur les dérives sécuritaires

Une nouvelle affaire vient raviver les inquiétudes en matière de droits humains au Tchad. Selon plusieurs sources concordantes, Mahamat Hassan Boulmaye, ex-secrétaire général du Conseil de Commandement Militaire pour le Salut de la République, aurait été interpellé ce jour aux environs de 11 heures par des éléments présentés comme appartenant à l’Agence Nationale de Sécurité, à N'Djamena.

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D’après les informations disponibles, il serait actuellement détenu dans les locaux de cette structure de renseignement. Les circonstances exactes de cette interpellation restent, à ce stade, non précisées, alimentant les soupçons d’une arrestation menée en dehors des procédures judiciaires classiques.

 

Cette situation ravive le souvenir d’un précédent épisode survenu en 2017, lorsque Mahamat Hassan Boulmaye avait été arrêté au Niger avant d’être transféré au Tchad. Après trois années de détention, il avait été libéré en 2020, puis gracié par les autorités.

 

Selon certaines sources, l’intéressé faisait depuis l’objet d’une surveillance, bien qu’il ne soit plus considéré comme une menace depuis plusieurs années.

 

Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités sur les motifs de cette interpellation. Ce silence renforce les interrogations au sein de l’opinion publique, où certains dénoncent une pratique récurrente d’enlèvements présumés par les services de sécurité, en dehors de tout cadre légal.

 

Au-delà du cas individuel, cette affaire pose une question cruciale : jusqu’où peuvent aller les services de renseignement sans porter atteinte aux droits fondamentaux des citoyens ? Nous y reviendrons.