jeudi 16, avril 2026
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Un nouvel épisode de manipulation numérique agite la sphère politique tchadienne. Une vidéo diffusée sur TikTok attribue à Charfadine Galmaye un message appelant les Gouranes à s’armer pour « défendre le Diguichi ». L’intéressé rejette catégoriquement cette accusation et dénonce une fabrication destinée à attiser les divisions communautaires.
Dans une déclaration ferme, Charfadine Galmaye affirme n’avoir jamais enregistré un tel message. Selon lui, l’audio qui circule relève d’un « montage grotesque », élaboré par des réseaux tribalistes agissant, dit-il, au service de l’Agence nationale de sécurité (ANS). L’objectif serait de créer la confusion et d’alimenter les tensions identitaires dans un contexte déjà fragile.
L’intéressé souligne également la stratégie employée par les auteurs du montage : l’utilisation du dazaga, une langue que de nombreux Tchadiens ne maîtrisent pas, afin de donner une apparence d’authenticité au message et d’en orienter l’interprétation. « Tout est construit pour semer le doute », explique-t-il, ajoutant que l’identité de l’auteur réel de l’audio apparaîtrait clairement à la fin de l’enregistrement.
Cette affaire intervient alors que le climat reste particulièrement sensible après les récents événements de Tiné, à la frontière avec le Soudan. Pour Charfadine Galmaye, ce type de manipulation vise à exacerber les fractures sociales dans un pays déjà exposé à de fortes tensions régionales.
Sur le fond, il réaffirme sa position : le conflit soudanais ne doit en aucun cas être importé au Tchad. Selon lui, toute tentative d’impliquer les communautés tchadiennes dans cette guerre extérieure constitue une menace directe pour la stabilité nationale.
Face à la prolifération des contenus manipulés sur les réseaux sociaux, cette nouvelle polémique illustre une fois de plus l’usage croissant de la désinformation comme instrument de lutte politique et de déstabilisation au Tchad.