jeudi 16, avril 2026

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Tchad : le Directeur des établissements pénitentiaires suspendu pour faux et corruption

Un nouveau séisme administratif secoue le ministère de la Justice au Tchad. Par une note officielle signée le 1er avril 2026 à N’Djamena, le Directeur des établissements pénitentiaires, Dougri Abakar Saleh, a été suspendu de ses fonctions.

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Le document, émanant de la Direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion sociale, évoque des griefs particulièrement graves. Le responsable est accusé de faux, de corruption, d’incompétence notoire et d’insubordination caractérisée. Des accusations lourdes qui jettent une lumière crue sur les dysfonctionnements persistants au sein de l’appareil pénitentiaire tchadien.

 

En attendant les suites administratives ou judiciaires éventuelles, la continuité du service est assurée par le Directeur adjoint des établissements pénitentiaires, Brahim Abdoulaye Barhim, administrateur pénitentiaire, désormais chargé d’exercer la plénitude des fonctions.

 

Cette suspension intervient dans un contexte où les prisons tchadiennes font régulièrement l’objet de critiques liées à la gestion, aux conditions de détention et aux soupçons de pratiques douteuses dans l’administration carcérale.

 

Si la décision marque une volonté apparente de sanctionner des dérives, elle soulève également une question essentielle : combien d’autres irrégularités demeurent encore tapies dans l’ombre de l’administration pénitentiaire ?