mardi 28, juillet 2026

Frankfurt am Main : 17,9°C - Vent 2,9

Tchad : le rapport qui met à nu les discours de Tahir Hamid Nguilin

Les chiffres ont parfois la cruauté de réduire à néant des années de communication officielle. L'édition 2025 de l'Open Budget Survey vient d'infliger un sévère désaveu au ministère des Finances dirigé par Tahir Hamid Nguilin.

Image

Le constat est implacable : le Tchad n'obtient que 4/100 en transparence budgétaire, se classant parmi les États les plus opaques en matière de gestion des finances publiques. Plus accablant encore, la participation citoyenne est évaluée à 0/100, preuve que les citoyens sont pratiquement exclus du débat sur l'utilisation de l'argent public. Quant au contrôle budgétaire, il plafonne à 30/100, révélant d'importantes insuffisances dans les mécanismes de surveillance et de redevabilité.

 

Ces résultats contrastent fortement avec les discours officiels vantant une gestion financière exemplaire. Ils interrogent directement la gouvernance du ministère des Finances, où Tahir Hamid Nguilin concentre de nombreuses responsabilités stratégiques. Ce cumul de fonctions, régulièrement dénoncé par des observateurs, nourrit les critiques sur une centralisation excessive des décisions financières.

 

Le rapport appelle pourtant à des réformes simples mais essentielles : publier davantage de documents budgétaires, renforcer le contrôle parlementaire, favoriser les débats publics et permettre une véritable participation des citoyens.

 

À l'heure où les autorités multiplient les annonces sur les performances économiques, cette évaluation internationale rappelle une évidence : sans transparence, il ne peut y avoir de confiance durable. Le score de 4/100 n'est pas seulement une statistique. C'est le révélateur d'un profond déficit de gouvernance budgétaire qui place le ministre des Finances face à ses responsabilités et exige désormais des actes plutôt que des déclarations.