mercredi 10, juin 2026

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Tchad : les évêques haussent le ton face aux violences et aux dérives politiques

Dans une déclaration solennelle rendue publique le 6 mai 2026 à Doba, la Conférence des Évêques du Tchad tire la sonnette d’alarme sur la dégradation alarmante de la situation sécuritaire et politique du pays. Sous la plume de son président, Martin Waingue Bani, l’Église catholique dénonce sans détour les violences meurtrières et les atteintes aux libertés fondamentales.

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Le communiqué évoque avec gravité les récents conflits intercommunautaires dans le Dar Tama, notamment dans le Wadi Fira et le Guéra, ainsi que l’attaque sanglante de la base militaire de Barka Tolorom, dans la région du Lac Tchad. Face à ces drames, les évêques condamnent fermement toute atteinte à la vie humaine, rappelant son caractère sacré et inviolable.

 

Mais au-delà du sang versé, c’est la crispation politique qui inquiète profondément l’épiscopat. La récente vague d’arrestations visant opposants et voix critiques est pointée du doigt comme une menace directe contre les principes démocratiques, notamment la liberté d’expression et le respect des droits humains. Une dérive que les évêques jugent dangereuse pour la cohésion nationale déjà fragilisée.

 

Dans un ton mesuré mais ferme, l’Église appelle à un sursaut collectif. Elle plaide pour un dialogue inclusif, sincère et constructif, seule voie, selon elle, pour sortir de l’impasse actuelle. Les autorités sont exhortées à faire preuve de retenue et de responsabilité, afin de restaurer un climat de confiance propice à la réconciliation.

 

En filigrane, ce message sonne comme un rappel sévère : sans justice, sans liberté et sans dialogue, la paix au Tchad restera une promesse creuse.