jeudi 11, juin 2026

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Tchad : l’ivresse des cumuls, ou la tentation d’un pouvoir sans pudeur

À force de multiplier les casquettes, Abba Djidda Mamar Mahamat donne le vertige. Questeur, patron du RJ/MPS, président de club, chef de fédération sportive et figure installée au Parlement panafricain : la liste ressemble moins à un parcours qu’à une accumulation méthodique des leviers d’influence.'

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Depuis son élection en 2018 à la tête de la Fédération tchadienne de handball, l’homme n’a cessé d’étendre son emprise. Quinze années au Parlement panafricain, à cheval sur plusieurs législatures, assorties d’avantages substantiels, n’ont manifestement pas suffi. Le voilà désormais en campagne pour un nouveau strapontin continental, celui de troisième vice-président. Une promotion de plus, comme si la politique se réduisait à une chasse aux titres.

 

Dans les couloirs feutrés du Palais de la démocratie de Gassi, les murmures deviennent rumeurs : certains élus évoquent une ambition plus vaste, à peine dissimulée, visant à se positionner dans l’ombre du chef de l’État, Mahamat Idriss Déby Itno. Fantasme ou stratégie ? La question mérite d’être posée tant la trajectoire intrigue.

 

Mais au-delà des ambitions, c’est la méthode qui scandalise. Des collègues dénoncent un mépris à peine voilé : appels ignorés, contributions oubliées, soutiens relégués une fois l’objectif atteint. Ceux-là mêmes qui auraient cotisé pour soutenir ses campagnes se disent aujourd’hui abandonnés, réduits au silence par celui qu’ils ont aidé à gravir les échelons.

 

Ce cumul frénétique pose une question essentielle : peut-on servir efficacement le public en s’éparpillant à ce point, ou s’agit-il d’une captation systématique des postes pour consolider une influence personnelle ? À trop vouloir tout diriger, le risque est grand de ne plus rien servir, sinon soi-même.

 

Dans un pays où les institutions peinent déjà à gagner la confiance des citoyens, ce type de trajectoire alimente le soupçon d’une élite politique davantage préoccupée par ses privilèges que par l’intérêt général. La boulimie du pouvoir n’est pas une qualité ; c’est un symptôme. Et, à ce rythme, il devient inquiétant.

 

1) Questeur à l'assemblée nationale et député 

2) Président National du RJ\MPS

3) Président du Club de Handball PÉTRO SPORT

4) Président de la Fédération Tchadienne de Handball

5) 4ème vice-président du parlement Panafricain.

Il siège au parlement Panafricain depuis 15 ans ( 3ème Législature jusqu'à présent avec la 4ème Législature en passant par le CNT ) Avec Un salaire mirobolant.

NB: Il est actuellement en Campagne pour le poste de 3ème vice-président au parlement Panafricain.

La Boulimie du pouvoir quand tu nous tient.

Peut être que l'homme viserait un jour le sommet de l'État. Kaka doit ouvrir les yeux et regarder les choses.