jeudi 16, avril 2026
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La nuit a basculé dans une gravité brutale. Le Mahamat Idriss Déby Itno, Chef suprême des armées, a convoqué en urgence un Conseil de défense à la présidence, après une frappe de drones attribuée à des forces soudanaises sur le territoire tchadien.
Le bilan fait état de plusieurs victimes, plongeant le pays dans une alerte sécuritaire maximale.
Dans un réflexe d’autorité, le pouvoir a ordonné la fermeture immédiate des 1 300 kilomètres de frontière avec le Soudan. Une mesure lourde, symptôme d’une crise qui couvait et qui désormais éclate au grand jour. En parallèle, le Premier ministre Allah-Maye Halina a été chargé de dépêcher une mission gouvernementale pour constater l’ampleur des dégâts humains et matériels.
Mais c’est surtout le ton martial adopté qui marque un tournant. L’armée tchadienne a reçu l’ordre de riposter sans délai à toute nouvelle attaque, qu’elle provienne des forces régulières du Abdel Fattah al-Burhan ou des paramilitaires des Forces de soutien rapide dirigées par Mohamed Hamdan Dagalo.
Derrière cette escalade, une vérité dérangeante s’impose : la guerre soudanaise déborde désormais ses frontières, transformant le Tchad en ligne de front involontaire. Entre souveraineté menacée et risques d’embrasement régional, N’Djamena n’a plus le luxe de l’attentisme. L’heure est à la riposte… et à la vigilance extrême.