mardi 28, juillet 2026

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Tchad : un détenu meurt dans une prison gangrenée par le trafic de drogue

Un jeune détenu a perdu la vie dans la nuit du 7 au 8 juillet 2026, aux environs de 2 heures du matin, à la maison d'arrêt de Klessoum. Selon plusieurs sources concordantes, le décès est survenu à la suite d'une overdose liée à une consommation de stupéfiants. Son corps a été remis à sa famille dans la matinée du 8 juillet.

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Ce drame remet brutalement sur la table une réalité que de nombreux témoins dénoncent depuis des mois : le quartier « MACK » est devenu un véritable marché clandestin où circulent drogues, psychotropes et autres substances hallucinogènes. Selon un cadre actuellement incarcéré, ces produits entreraient dans l'établissement avec une facilité déconcertante et sont vendus à toute heure aux jeunes et femmes détenus.

Plus troublant encore, ce décès intervient alors que le personnel de l'infirmerie de la prison observe une grève sèche et illimitée depuis plus d'une semaine, privant les détenus d'une prise en charge médicale pourtant essentielle.

Une question revient avec insistance : pourquoi les importantes quantités de psychotropes régulièrement saisies à la maison d'arrêt de Klessoum sont-elles systématiquement présentées aux médias, sans que les auteurs de ce trafic ne soient identifiés ou poursuivis publiquement ? Comment des produits prohibés peuvent-ils pénétrer dans un établissement pénitentiaire placé sous haute surveillance ? Qui sont les complices qui facilitent leur introduction et leur commercialisation à l'intérieur de la prison ?

 

Ces interrogations appellent des réponses claires de la part du ministère de la Justice et du ministère chargé de la Sécurité.

 

Cette tragédie pose également de graves préoccupations. Un certificat médical précisant les causes du décès a-t-il été délivré à la famille ? Une enquête indépendante sera-t-elle diligentée afin d'identifier les trafiquants et leurs éventuels complices au sein de l'administration pénitentiaire ?

 

Au-delà d'un simple fait divers, cette mort met en cause le fonctionnement même du système carcéral. Le silence ou l'inaction des autorités ne feraient qu'alimenter un climat d'impunité. Si l'État entend réellement lutter contre le trafic de stupéfiants, cette bataille ne peut s'arrêter aux portes des prisons.

Affaire à suivre...