mercredi 10, juin 2026

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Uranium nigérien : le pouvoir piégé par le bras de fer judiciaire avec Orano

Le régime nigérien découvre à ses dépens qu’il ne suffit pas de brandir le drapeau de la souveraineté pour écouler de l’uranium sur le marché international. Nationalisé en grande pompe en 2025, le stock de “yellow cake” issu de la Somaïr dort toujours dans les entrepôts, prisonnier d’une guerre judiciaire féroce opposant Niamey au géant français Orano.

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Lundi soir, le ministre nigérien des Mines, le colonel Ousmane Abarchi, a reconnu à la télévision d’État que le Niger n’avait “encore rien vendu” des plus de 1.800 tonnes d’uranium évaluées à près de 380 millions de dollars. En cause : les multiples procédures engagées par Orano après la nationalisation forcée de la Somaïr et le retrait du permis d’exploitation de la mine géante d’Imouraren.

 

Niamey dénonce un “harcèlement juridique”, tandis qu’Orano affirme défendre ses droits devant les juridictions internationales. Une première décision de justice favorable au groupe français interdit déjà aux autorités nigériennes de toucher aux stocks contestés.

 

Résultat : plusieurs acheteurs potentiels, d’abord séduits par l’offre nigérienne, freinent désormais face aux risques judiciaires. Le dossier révèle surtout les limites du discours souverainiste de la junte : reprendre le contrôle des ressources est une chose, convaincre les marchés mondiaux en est une autre.