mercredi 10, juin 2026
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Le vernis institutionnel se fissure. Et cette fois, ce ne sont ni des opposants politiques ni des ONG qui tirent la sonnette d’alarme, mais le Barreau du Tchad lui-même. Réuni ce mardi dans la capitale, l’Ordre des avocats a livré un constat sans fard : les atteintes aux droits humains se multiplient, s’installent et, pire, semblent se banaliser.
Le vernis institutionnel se fissure. Et cette fois, ce ne sont ni des opposants politiques ni des ONG qui tirent la sonnette d’alarme, mais le Barreau du Tchad lui-même. Réuni ce mardi dans la capitale, l’Ordre des avocats a livré un constat sans fard : les atteintes aux droits humains se multiplient, s’installent et, pire, semblent se banaliser.
Le couperet est tombé avec une brutalité sans fard. Les leaders des partis politiques membres du GCAP ont été placés sous mandat de dépôt et transférés à la maison d’arrêt de Klessoum sur ordre du procureur de la République près la cour de N’Djamena. Les charges avancées sont lourdes : détention illégale d’armes de guerre, mouvement insurrectionnel et attroupement armé.
Le couperet est tombé avec une brutalité sans fard. Les leaders des partis politiques membres du GCAP ont été placés sous mandat de dépôt et transférés à la maison d’arrêt de Klessoum sur ordre du procureur de la République près la cour de N’Djamena. Les charges avancées sont lourdes : détention illégale d’armes de guerre, mouvement insurrectionnel et attroupement armé.
À Djermaya, zone industrielle censée incarner l’essor économique du Tchad, une affaire trouble jette une lumière crue sur les fragilités du climat des affaires. Au cœur du tumulte : la société Sulolex, spécialisée dans le fer, aujourd’hui paralysée par une opération dont la légalité est vigoureusement contestée.
À Djermaya, zone industrielle censée incarner l’essor économique du Tchad, une affaire trouble jette une lumière crue sur les fragilités du climat des affaires. Au cœur du tumulte : la société Sulolex, spécialisée dans le fer, aujourd’hui paralysée par une opération dont la légalité est vigoureusement contestée.
Au Tchad, les vieux démons n’ont jamais vraiment quitté la scène. Ils sommeillaient. Les voilà qui reprennent du service, méthodiquement, froidement, presque administrativement. Un simple « message porté », document austère, cachet officiel, signature militaire, suffit désormais à révéler ce que le pouvoir s’efforce encore de maquiller : le retour insidieux d’un contrôle généralisé des populations
Au Tchad, les vieux démons n’ont jamais vraiment quitté la scène. Ils sommeillaient. Les voilà qui reprennent du service, méthodiquement, froidement, presque administrativement. Un simple « message porté », document austère, cachet officiel, signature militaire, suffit désormais à révéler ce que le pouvoir s’efforce encore de maquiller : le retour insidieux d’un contrôle généralisé des populations
À N’Djamena, la scène se répète avec une régularité inquiétante : des opposants cueillis sans mandat, convoyés sous escorte, puis présentés au parquet comme s’il s’agissait d’une procédure ordinaire. Ce qui se joue autour des membres du GCAP n’a pourtant rien d’une banalité judiciaire. C’est une démonstration de force, une mise en scène où la loi sert de décor, et non de règle.
À N’Djamena, la scène se répète avec une régularité inquiétante : des opposants cueillis sans mandat, convoyés sous escorte, puis présentés au parquet comme s’il s’agissait d’une procédure ordinaire. Ce qui se joue autour des membres du GCAP n’a pourtant rien d’une banalité judiciaire. C’est une démonstration de force, une mise en scène où la loi sert de décor, et non de règle.
Le vernis institutionnel se fissure, et derrière lui apparaît une mécanique bien rodée : celle d’un pouvoir qui resserre l’étau à mesure que la contestation s’organise. Dans une communication officielle adressée aux partenaires du Tchad, le général Ousmane Dillo Djerou Bedji dresse un constat sévère, presque clinique, d’une dérive autoritaire désormais assumée.
Le vernis institutionnel se fissure, et derrière lui apparaît une mécanique bien rodée : celle d’un pouvoir qui resserre l’étau à mesure que la contestation s’organise. Dans une communication officielle adressée aux partenaires du Tchad, le général Ousmane Dillo Djerou Bedji dresse un constat sévère, presque clinique, d’une dérive autoritaire désormais assumée.
Le chiffre est insoutenable : 113 morts, une trentaine de blessés. À Wadi Fira, un nouveau drame intercommunautaire oppose des membres des communautés Zaghawa et Tama. Derrière ce bilan macabre, une question s’impose avec brutalité : comment de tels massacres peuvent-ils encore se produire avec une telle intensité, presque en série ?
Le chiffre est insoutenable : 113 morts, une trentaine de blessés. À Wadi Fira, un nouveau drame intercommunautaire oppose des membres des communautés Zaghawa et Tama. Derrière ce bilan macabre, une question s’impose avec brutalité : comment de tels massacres peuvent-ils encore se produire avec une telle intensité, presque en série ?
Ce qui a commencé par une dispute entre deux familles pour l'accès à l'eau a dégénéré en un massacre, laissant derrière lui des dizaines de victimes.
Ce qui a commencé par une dispute entre deux familles pour l'accès à l'eau a dégénéré en un massacre, laissant derrière lui des dizaines de victimes.